Etre bonapartiste au XXIème siècle

N’en déplaise à certaines personnes, l’héritage napoléonien ne se limite pas à l’épopée de la Grande Armée ou aux fêtes de Compiègne. Napoléon Ier ne nous a pas laissé simplement le Code Civil, la Légion d’Honneur, la Banque de France, les Lycées, etc… Napoléon III ne s’est pas contenté de léguer à la France une économie prospère par la révolution industrielle et le développement des chemins de fer, l’intéressement des employés dans l’entreprise, les prémices de la protection sociale, l’enseignement supérieur ouvert aux jeunes filles, etc… Les deux Empereurs ont laissé un héritage politique, le Bonapartisme, héritage qui n’a pas pris une ride et tourne autour des idées simples que sont la souveraineté, le progrès social et l’autorité. Le Bonapartisme est il mort en 1940 avec la dissolution par le Prince Napoléon de « l’Appel au Peuple »? Le Bonapartisme militant et engagé a t-il fait place à un « napoléonisme » mondain ayant tout oublié?
S’ils regardent de là où ils sont, les deux Empereurs doivent sourire et se dire que si la France ne leur a pas trouvé de remplaçant pour lancer le XXIème siècle, ils doivent aussi pleurer de voir que le monde napoléonien est divisé et a oublié le combat pour leurs idées. Le courage de se dire bonapartiste est-il une vertu qui se perd ?
La vérité est qu’il n’existe plus à ce jour un véritable grand mouvement Bonapartiste. Nombreux sont les Bonapartistes dispersés dans des partis, des associations, des « clubs » de gauche comme de droite ( UMP, MRC, FN, MPF, PS, etc… )!
Aujourd’hui, il appartient désormais à nous Bonapartistes de passer à une étape suivante. Il nous appartient de rassembler tous les Français qui croient en la Nation et au Progrès Social, de faire naître ce grand mouvement dont notre Nation a tant besoin.
Le bonapartisme aujourd’hui a un sens. Le bonapartisme n’est ni une attitude passéiste, ni la nostalgie d’un monde révolue. Il est le signe d’un engagement d’une extrême modernité dès l’instant que ce qui est en jeu, c’est la cohésion et l’avenir de la Nation. Si le Bonapartisme est né de la pensée d’un visionnaire isolé en pleine « déroute » de la Nation française, il peut renaître de la volonté d’un autre géant : le Peuple français !
Le bonapartisme défend des valeurs fortes sans pour autant s’enfermer dans un dogmatisme doctrinaire figé et passéiste. Le bonapartisme est tourné vers l’action politique, action qui alliée à la pensée permet de réagir en fonction des circonstances dans le seul intérêt de la France et des Français.
Faire de la politique, c’est travailler à faire adhérer les femmes et les hommes du pays à un projet, à une certaine idée de la France. La tache n’est pas aisée car si tout le monde se plaint, personne n’agit ! Ceux, qui veulent bouleverser ce cercle en empruntant les chemins du politiquement incorrect, sont cloués au pilori par la bien pensante classe politique mais aussi par les profiteurs de ce système. Il faut arrêter de les absoudre et proposer d’autres solutions.
Face au politiquement correct qui a envahi la classe politique, le monde napoléonien mais aussi la plupart des citoyens, les bonapartistes doivent avoir le courage de leurs opinions. Ils doivent recréer l’esprit, bousculer les normes, faire vibrer la jeunesse, réveiller ceux qui n’y croient plus, faire comprendre à ceux qui réclament sans cesse qu’ils ont aussi des devoirs. Il faut aussi avoir le courage de dire la vérité, d’expliquer où en est la France et où elle va.
A l’heure d’un nouveau siècle et d’un nouveau millénaire, les bonapartistes souhaitent une France vigoureuse et ambitieuse et qui sache que l’esprit bonapartiste et « bleu – blanc – rouge » n’est pas périmé, bien au contraire. Ce que veulent les bonapartistes, c’est une France grande et belle. Pour cela ils doivent crier leur vérité !
Le temps du sursaut est venu en France. Rassemblés et respectueux de leurs diversités, les bonapartistes doivent définir un cap politique pour les 20 ans qui viennent. Ils doivent s’atteler à la réconciliation pour fédérer largement autour d’une ambition forte pour notre pays.
Aussi, nous appelons à se mettre à l’oeuvre les associations bonapartistes, les bonapartistes, « dynastiques » ou « républicains », isolés dont la fidélité aux idéaux prônés par les deux Empereurs n’a jamais été mise en cause, ceux enfin de nos compatriotes, jeunes et vieux, femmes et hommes, qui désirent bâtir un projet fort.
L’objectif est d’élaborer et de faire prévaloir un projet politique national se basant sur la Souveraineté Nationale et Populaire, sur le Progrès Social et l’Autorité. Dans ce combat, le bonapartisme ne peut trouver d’adversaires irréconciliables que dans les mouvements d’extrême droite, où l’on condamne les principes de la Révolution et parfois relents racistes et antisémites, dans les mouvements d’extrême gauche antinationaux et englués dans leur chimérique lutte des classes, enfin les mouvements qui répudient l’idée d’unité et d’indivisibilité de la Nation et qui ne jurent que par l' »ultralibéralisme » . Mais attention, rejeter ces mouvements ne veut pas dire rejeter tous ceux qui s’y trouvent car parmi eux l’on peut trouver des bonapartistes qui s’ignorent ou qui se sont éloignés. Aux bonapartistes fidèles d’aller chercher ces « brebis égarées » là où elles se trouvent en sachant être persuasifs et attractifs.
Les Bonapartistes prendront toutes leurs responsabilités dans l’effort de recomposition indispensable pour éviter le désastre. Nous ne cesserons de mettre en garde contre le replâtrage et la résignation.
Nous appelons donc à la mobilisation très large autour de nos valeurs pour ensemble définir le programme d’avenir dont la France a besoin.
Le combat pour la France continue, restons mobilisés.
Tous ensemble, pour une nouvelle France dans une autre Europe !

Le bonapartisme

Il ne peut exister qu’une seule définition exacte de chaque mot.
Partant de ce principe, et reprenant ainsi les propos de nos prédécesseurs de l’entre deux guerre, nous pouvons affirmer qu’il est faux de dire que le bonapartisme soit  » l’attachement au gouvernement impérial fondé par Napoléon et à sa dynastie. « . Il y avait des bonapartistes avant l’An XII, proclamation de l’Empire, il y en aurait encore si la famille Bonaparte venait à s’éteindre.
Il faut au contraire s’en tenir fortement à la définition réelle, aux termes de laquelle le bonapartisme est le système, l’idée politique de Napoléon Bonaparte, dont nous sommes les partisans, et qui est l’Autorité dans la Démocratie, produit naturel du pénible effort de la Révolution française.

Naissance de France Bonapartiste

Depuis la dissolution du Parti de l’Appel au Peuple par le Prince Napoléon en 1940, la mouvance bonapartiste était absente de la scène politique française.
Dans les années 1990, le Rassemblement Bonapartiste (R.B) reprend le flambeau et réussit le pari de remettre au goût du jour les idées napoléoniennes mais cesse malheureusement ses activités.
La génération des années 2000 s’est décidée à reprendre le « combat » bonapartiste. Le mouvement « France Bonapartiste » est né sous l’impulsion d’anciens du R.B., de la Fédération Bonapartiste de Franche-Comté mais aussi de bonapartistes « indépendants ». Son implantation s’étend à tout le territoire national et même chez les Français de l’étranger.
En plus de son combat politique, France Bonapartiste entend sensibiliser les Français sur la question du retour des cendres de la Famille Impériale ( Napoléon III, l’Impératrice Eugénie et le Prince Impérial ) mais aussi fustiger l’absence de sensibilisation populaire par l’Etat actuel autour de la commémoration des grandes dates napoléoniennes et bonapartistes.

Bonapartisme sans Bonaparte ?

Le Bonapartisme peut-il exister sans un Bonaparte. Question importante. Sans Bonaparte, le risque est sans doute de faire ce que le député de Cassagnac appelait du « N’importequinisme », de l’impérialisme (qui peut parfois se transformer en boulangisme ou en gaullisme). Notre ambition est donc de constituer un mouvement dont l’objectif est de développer le courant et les idées bonapartistes. Si un Napoléon a les capacités et la volonté alors nous pourrons lui servir d’appui. Mais, si le Prince ne veut pas « faire du
bonapartisme » ou s’il ne souhaite pas voir son nom associé au terme de bonapartiste, notre devoir est de conserver intact la doctrine impériale et de transmettre l’héritage à un homme qui, lui, sera à même de reprendre le flambeau.
Il faut savoir que le bonapartisme ce n’est ni l’attachement au gouvernement impérial ni à la IVème dynastie. Il y avait des bonapartistes avant 1804, il y a des bonapartistes aujourd’hui alors que la Famille Impériale ne fait plus de politique et il y aurait encore des bonapartistes si la famille Bonaparte venait à s’éteindre. Le bonapartisme c’est l’attachement à un système et à des valeurs. Le plus important n’est pas dans l’Homme recherché mais dans les idées voire la stratégie suivie. Ainsi, comme l’exposait de Cassagnac, nous ne servons pas le Prince mais les Principes. L’adéquation entre les deux est simplement le degré ultime de la pensée bonapartiste.
Dans les situations difficiles, les hommes ont besoin d’un chef. Peu importe qui il est. D’où il vient. Il parle et ils le reconnaissent. Il avance et ils le suivent.

Stratégie de France Bonapartiste

Organiser une équipe, montrer que le bonapartisme est toujours d’actualité de par ses thèmes abordés et les réponses qu’il apporte.
Repenser l’idée napoléonienne. Remettre la « doctrine bonapartiste » dans le débat idéologique, adapter les idées impériales à notre siècle en maintenant intacte la base fondamentale et en ne reniant pas nos origines historiques.
Après ce travail intellectuel, passer à l’action concrète : Travail auprès des médias, travail militant (affichage, tracts, bulletins « Brumaire », articles, débats, conférences, meetings politiques, liens noués avec d’autres groupes politiques proches).
Appliquer le courant bonapartiste à l’actualité politique et par conséquent participer aux débats de société et aux diverses consultations populaires (référendums, élections, législatives, cantonales…).

Courant « Monarchique » ou Républicain ?

Doit-on trouver dans les idées bonapartistes les éléments d’un procès contre la République, si celle-ci n’est pas celle des scandales financiers, du désordre économique et social, de l’insécurité ? Le bonapartisme est « loyaliste » et ce loyalisme a reçu l’approbation massive des compagnons du bonapartisme. En dehors d’eux, on nous tance, soit comme attaché à un régime déconsidéré ( royalistes par exemple ), soit au contraire comme partisans d’un retour à un régime aux couleurs fascistes ( gauchistes, libéro-libertaires, etc…). L’immense majorité des français patriotes, dont les bonapartistes fournissent l’exacte synthèse, est revenue de tous les vieux credos politiques, elle n’est point disposer à un retour vers des régimes abolis.
Vouloir établir un nouvel ordre des choses ne pourrait être inauguré sans un aménagement préalable des institutions actuelles. Nous concevons mal que les partisans de constitutions inédites ou d’un nouveau régime ne soient pas les premiers à réclamer un ordre provisoire, afin d’éviter à leurs idées le risque d’essais mal préparés, insuffisamment mûris. Subjectivement et objectivement, les bonapartistes peuvent et doivent se dire « loyalistes » en principe à tout « gouvernements » inspiré d’une volonté d’union, de patriotisme et de progrès.
Le rétablissement de la responsabilité, voilà ce que nous voulons. En effet, celle-ci est la première garantie morale sur laquelle puisse reposer un corps social équilibré. Mais la responsabilité, pour être efficace et féconde, réclame la contre partie d’une autorité solide. Nous n’ignorons pas que la démagogie socialiste ou communiste ainsi que la droite libertaire qualifieront ce recours à l’autorité de profession fasciste, anti républicaine. Nous ne pouvons que répondre par l’indifférence à une accusation si absurde.
Rassembler « tous » les Français autour de la France, telle est la mission de ceux qui se réclament de la pensée bonapartiste. Cette pensée, qui n’est pas érigée en programme, c’est celle du développement
culturel, social, politique, éducatif et économique. Ce développement plonge ses racines dans les principes napoléoniens que sont l’appel au peuple, l’indépendance nationale, le progrès social et l’autorité. Ce développement ne pourra émerger que si les Français se rendent compte qu’une autre politique est possible, celle de la France qui avance, celle de la France qui gagne.
Nous revendiquons toutes nos libertés individuelles, nous ne les concevons pas en dehors de disciplines réciproques, de disciplines collectives. Nous ne connaissons pas d’autre garantie des unes et des autres qu’une autorité centrale garante des initiatives réprimant les excès. Des dangers menacent aujourd’hui l’existence nationale, nous en sommes redevables aux abus de pouvoirs, d’attributions et au désordre de nos moeurs publiques, gouvernementales. Nous voulons donc, avant de songer à un édifice nouveau, que l’autorité rétablisse l’ordre à nos foyers, dans les administrations, dans nos cités, dans la justice.
De nombreuses fois la question a été posée de savoir quel type de régime les bonapartistes entendent soutenir pour notre pays. Mais est ce la le sujet primordial ? L’important n’est-il pas le but recherché mais surtout de subordonner les moyens à celui-ci ? Ce but, qui est l' »existence nationale », nous devons le poursuivre et l’atteindre sur le terrain des idées générales et sans se soucier de la question du « régime ». Il ne faut pas perdre de vue qu’un régime n’est qu’un moyen et que les hommes qui le servent ne sont que des instruments. Pour les bonapartistes du XXIème siècle, la question n’est pas de crier « Vive l’Empereur « ou « Vive la République » mais bien de crier Vive la France.
Si comme certains nous en accusent, nous voulons instaurer une dictature, il ne s’agit que de la dictature de l’honnêteté, de la compétence, de la responsabilité, de l’intérêt général. Cette « dictature », l’on ne saurait l’appeler plus ardemment que nous.
Vous l’aurez donc compris, le bonapartisme du 3ème millénaire ne peut probablement pas se muer en courant monarchiste et doit certainement demeurer un bonapartisme républicain. Mais, Bonaparte avant 1804 et Louis napoléon avant 1851 étaient également républicains ! L’évolution ne peut donc venir que du Prince et des circonstances. Encore faut-il qu’un prince se mette à la tête du mouvement et entende se comporter en chef du courant bonapartiste.

Bonapartisme européen

L’originalité du courant bonapartiste moderne est d’être européen.
Désormais, il n’est plus cantonné au seul hexagone mais compte des partisans hors de nos frontières. Ce qui n’était qu’un songe après 1815 peut donc se concrétiser désormais. Les Européens se sentent napoléoniens, héritiers des deux Empires.
Les bonapartistes sont donc présents en France mais aussi en Belgique, Italie, Pays-Bas, Suisse, Portugal… Bonapartisme, Muratisme en Italie, Bonapartisme hollandais (Bonapartistisch Partij Nederland), Bonapartisme lusophone (Movimienta Bonapartista) sont désormais liés…

Bonapartisme du XXIème siècle

  • L’ordre social est plus fragile qu’on ne le croit et l’on a trop vite abandonné l’idée de progrès. Progrès économique, social, scientifique, technique, de niveau de vie, etc… Mais comment vouloir le progrès dans le monde tel qu’il est ? L’essentiel est dans la posture, dans le choix entre le oui et le non, entre la soumission à la pensée unique et la politique de la volonté. Le bonapartisme peut et doit être cette politique de la volonté. Mais quelle est la différence entre le bonapartisme et la pensée unique ?
    Le bonapartisme c’est l’égalité, la récompense du mérite, la souveraineté populaire et l’Etat-Nation. La pensée unique c’est l’inverse, le droit aux privilèges, le chacun pour soi, le fédéralisme. Concrètement c’est la lutte entre d’un côté la souveraineté dans l’Etat, la solidarité nationale et l’autorité de l’Etat et de l’autre la charité, la ségrégation, le déclin du service public et l’Etat minimum.
    Le bonapartisme doit être ce catalyseur d’énergie qui amène à une véritable politique de « développement durable » synonyme de progrès. Un développement durable qui ne s’arrête pas à l’écologie, au principe de précaution et aux parcs nationaux mais qui nous amène vers une « politique de civilisation ». Un développement qui invite à penser quantitatif et qualitatif, économie et société,
    marchand et non marchand, court terme et long terme. Un développement qui nous oblige à réintroduire dans notre raisonnement les solidarités, les réciprocités, la culture, l’environnement … Le progrès commence quand on imprime une direction, quand on sait où l’on veut aller. Mais il ne faut oublier que le développement ne se décrète pas, il se stimule et il s’oriente et cela c’est le rôle du politique.
    Dans l’ordre politique : Le bonapartisme comme projet, la nation et l’Etat comme point d’appui et l’Europe comme espace de civilisation. Sans nostalgie, sans regrets, en regardant vers l’avenir. Le bonapartisme comme conjugaison de l’égalité et du mérite, comme clé de partage entre la sphère privée et la sphère publique. Le bonapartisme comme point d’équilibre entre le respect de la liberté individuelle et l’exigence collective. La nation comme espace privilégié de solidarité et de coopération. Si la nation n’exclue pas les autres espaces, elle passe avant et cela à cause de l’Histoire, de la culture et des valeurs. Le sentiment national et non le nationalisme. La France ouverte vers le grand large mais qui ne se dissout ni culturellement ni politiquement. La nation doit être un creuset politique, économique, culturel … L’Etat comme levier, la seule force capable de porter un projet collectif. Un Etat unit, toute souveraineté est dans l’Etat et elle ne se partage pas.
    Cette politique du développement, cette politique du creuset doit avoir pour ambition de créer une nouvelle citoyenneté, un nouveau pacte social et économique et un nouvel esprit de conquête. Il faut pour cela entreprendre, créer, innover, inventer. Il faut investir massivement dans la qualitatif et dans le quantitatif, dans le capital productif et dans le capital humain. Il faut investir dans l’école, dans la ville, dans l’aménagement du territoire, dans la recherche. Il faut investir dans la réforme fiscale, dans la réforme sociale, dans la réforme de l’Etat.
    Face à la pensée unique qui nous répète inlassablement ses axiomes d’impossibilité de la France, de l’Etat, d’impossibilité du progrès social, d’impossibilité d’une autre politique, le bonapartisme est là. Le bonapartisme doit être la force du non. Le bonapartisme en tant que comportement et recours a de nouveau une signification.
    Il existe aujourd’hui une rupture entre le peuple et des élites qui n’ont pas su, depuis 30 ans, juguler le chômage, s’opposer à l’accroissement des inégalités. Des élites qui ont été incapables de maintenir la croissance, d’assurer la sécurité de tous, de contrôler les flux migratoires, etc…
    Le bonapartisme doit donc être capable de proposer une nouvelle voie aux Français, de donner un exemple et un idéal au peuple notamment à la jeunesse. Cette voie doit donc s’orienter autour des trois piliers que sont la Souveraineté, le Progrès Social et l’Autorité.
    La Souveraineté, le bonapartisme la décline sous trois angles:
  •  L’indépendance de la Nation face aux menées fédéralistes mais aussi face aux « empires ». Pour une Europe confédérale respectueuse des Nations et pour une véritable politique de la Francophonie
  • La souveraineté de l’Etat face aux féodalités, aux dérives séparatistes et communautaristes.
  •  La souveraineté populaire avec une participation plus directe des citoyens dans les affaires du pays.
    Le Progrès Social ne peut que se comprendre qu’au travers du rassemblement de toutes les classes sociales autour de projets et de réformes ambitieuses:
  • Rénover en profondeur l’Enseignement, à ne pas confondre avec l’éducation, car celui-ci est parti intégrante de la question sociale.
  •  Se pencher sur tout ce qui touche la famille, celle-ci n’est-elle pas la trame élémentaire de la collectivité sociale ?
  •  Un nouveau contrat économique et social doit être proposé, capable de mobiliser l’ensemble de la société. Lutte contre le chômage, politique forte du logement, incitation à entreprendre, réconciliation du travail et du capital par la Participation, mise en place d’une Taxe Sociale sur la Valeur Ajoutée en lieu et place des charges sociales pesant sur le travail , voilà les pistes à suivre.
  •  Protéger l’environnement et réfléchir aux nouvelles énergies, cela doit être une priorité pour le bien des générations futures.
  •  L’agriculture, voilà un domaine que notre pays doit être capable de protéger. Faute de protéger ce secteur porteur de notre identité nationale, l’on prend le risque de déstructurer notre société en bouleversant les modes de vie et de relation.
    L’Autorité bonapartiste, n’est autre que la prise de conscience que si tous, Etat et citoyens, ont des Droits ils ont aussi des Devoirs.
  •  Il faut que les Français puissent voir un modèle dans l’Etat et l’administration, efficacité et probité sont les premières choses qu’ils doivent y trouver. Subsidiarité, déconcentration et décloisonnement doivent être les pièces maîtresses d’une réforme attendue et voulue.
  •  La cohésion nationale doit être préservée sur tous les plans.
  • La lutte contre toutes les délinquances doit être intransigeante. la justice doit être là pour protéger le citoyen tout en veillant au respect des lois et libertés.
  • Une nouvelle politique de l’immigration doit voir le jour. Il faut arrêter une politique forte se situant entre le laxisme des politiquement corrects et l’exclusion prônée par une frange de la droite nationale.

<< L’idée napoléonienne apporte non pas des solutions techniques à tous les problèmes, mais une dynamique pour les aborder, dans une perspective d’évolution, synonyme de progrès. >>

En conclusion, nous dirons à tous ceux qui sont surpris de découvrir un mouvement bonapartiste, qu’être bonapartiste aujourd’hui a un sens. Ce n’est ni une attitude passéiste, ni la nostalgie d’un monde révolue. C’est au contraire le signe d’un engagement d’une extrème modernité dès l’instant que ce qui est en jeu, c’est la cohésion et l’avenir de la Nation.
Le bonapartisme défend, comme nous l’avons dit plus haut, des valeurs fortes : Souveraineté – Indépendance Nationale – Progrès Social – Autorité de l’Etat, sans pour autant s’enfermer dans un dogmatisme doctrinaire figé et passéiste. Le bonapartisme est tourné vers l’action politique, action qui alliée à la pensée permet de réagir en fonction des circonstances dans le seul intérêt de la France et des Français.
Les Napoléon sont les pères de la France moderne, leur empreinte est encore partout présente dans tous les domaines de la vie de tous les jours. Malheureusement, leur héritage, défendu et amélioré par le Général De Gaulle, est dilapidé depuis plus de 30 ans par une classe politique, de droite comme de gauche, qui a trop longtemps confondu liberté et libéralisme, égalité et égalitarisme, progrès social et assistanat. Une classe politique qui n’a plus que l’apparence d’un pouvoir que tous les jours elle abandonne un peu plus à la Commission de Bruxelles, à la Banque Européenne, au Capital et aux Lobby en tous genres.
Il est temps de dire stop. Il est temps de retrouver une véritable politique nationale et sociale dans la pure continuité de nos deux Empereurs.

France Bonapartiste veut faire entendre la Voix de la France, la Voix du Peuple, la Voix de la Nation