La Charte de France Bonapartiste

Tout adhérent à France Bonapartiste s’engage en signant son bulletin d’adhésion à respecter la Charte de FB afin d’exprimer son accord et sa fidélité à l’éthique et aux convictions de notre Mouvement et du bonapartisme.
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Il n’est pas facile au XXIème siècle de se dire bonapartiste, encore moins de revendiquer ses idées au sein d’un mouvement fidèle aux Napoléon et à la voix qu’ils nous ont tracé. C’est pour cela que chaque membre de France Bonapartiste doit être envers ses compagnons comme un « frère d’arme », quelle que soit son origine, sa religion, son statut social. Chaque bonapartiste doit toujours manifester, envers les autres membres du mouvement mais aussi envers ses sympathisants, une solidarité étroite pratiquement aussi forte que celle qui doit unir les membres d’une même famille.
Etre bonapartiste, c’est beaucoup moins une question de parti qu’une question de tempérament: aussi qu’ils viennent de Roubaix ou de Toulouse, de Bordeaux ou de Strasbourg, les bonapartistes sont tous les mêmes. On dirait que les pensées des deux Empereurs, en les animant, en éclairant leur raison et en échauffant leur coeur, ont frappées cette raison et ce coeur à leurs effigies, médailles de valeur ou de millésimes différents mais dont le module est conforme à un type invariable. Napoléon Ier et Napoléon III n’ont pas créé seulement des institutions, ils ont crée et crées, tous les jours encore, des hommes. Ces hommes, on les reconnaît au premier coup d’oeil, nous en savons qui s’ignorent eux-mêmes, à nous bonapartistes du XXIème siècle de leur ouvrir les yeux.
Nous, bonapartistes, n’avons ni schismatique, ni orthodoxe, puisque nous acceptons tous les principes de la souveraineté nationale, la seule dont la couronne confère un droit, la seule qui vaille la peine d’être revendiquée et conquise, c’est pour cela qu’il nous faut croire et oser.
Notre mouvement se vante d’avoir un corps normalement constitué avec un bras droit et un bras gauche. Avec une tête qui nous dit sur quoi nous ne transigeons jamais: l’unité nationale qui refuse les nouvelles féodalités locales, l’indépendance nationale qui conditionne la souveraineté populaire, la laïcité qui interdit le communautarisme, l’égalité des chances et la promotion du mérite. Des jambes pour avancer. Une poitrine où bat un coeur plein d’espoir, un coeur qui bat au même rythme que celui des Français, vide de haine ou de rancune mais qui bat loin de l’arrogance des castes qui veulent gouverner le pays et l’Europe.
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Notre filiation historique : l’esprit des Napoléon et les valeurs qu’ils ont défendu.

Notre filiation intellectuelle et morale, c’est l’esprit des Napoléon mais aussi les valeurs qu’ils ont défendu en France, en Europe et dans le reste du monde pour certains aspects. Les Napoléon sont les pères de la France moderne, leur empreinte est encore partout présente.
L’héritage napoléonien ne se limite pas à l’épopée de la Grande Armée ou aux fêtes de Compiègne. Napoléon Ier ne nous a pas laissé simplement le Code Civil, la Légion d’Honneur, la Banque de France, les Lycées, etc… Napoléon III ne s’est pas contenté de léguer à la France une économie prospère par la révolution industrielle et le développement des chemins de fer, l’intéressement des employés dans l’entreprise, les prémices de la protection sociale, l’enseignement supérieur ouvert aux jeunes filles, etc…
Les deux Empereurs ont laissé un héritage politique, le Bonapartisme, héritage qui n’a pas pris une ride et tourne autour des idées que sont la souveraineté, le progrès social et l’autorité.
Cet héritage nous le revendiquons.

Notre mouvement : mouvement politique qui n’exclut pas l’histoire.

France Bonapartiste se veut tout autant l’héritier des « victoriens », des « jéromistes » du XIXème siècle que du mouvement de l’Appel au Peuple de la première moitié du XXème siècle que du Rassemblement Bonapartiste des années 1990.
Notre but, repenser l’idée napoléonienne, remettre la « doctrine » bonapartiste dans le débat idéologique en les adoptant à notre siècle. Rassembler les Français et sympathisants étranger autour des idées bonapartistes. Passer à l’action concrète par un travail militant de tous les jours mais aussi impliquer le courant bonapartiste dans l’actualité politique en participant aux débats de société et aux diverses consultations populaires.
Croyant aux bienfaits de l’action politique, France Bonapartiste refuse l’idéalisme, le romantisme, l’utopisme de ceux qui défendent leurs convictions en fuyant la vérité, colportant ainsi, par leur attitude, les germes de l’aigreur, de l’amertume et du désespoir. Il ne s’agit pas pour FB de témoigner, mais de combattre, c’est-à-dire d’inscrire nos idées dans le réel.
Notre combat : l’esprit de vérité sans tabou.
Appartenir à France Bonapartiste est déjà un signe de militantisme mais tous ne peuvent ou ne veulent s’impliquer davantage. Au sein de FB, chacun est libre de participer ou non aux activités militantes de terrains. Certains peuvent préférer « l’intellect » et aider le mouvement par le biais d’articles, de réflexions sur les idées, etc… D’autres peuvent faire les deux. Par contre une implication « morale » est demandée lors des Assemblées, lors de réunions, etc…
Mais cet engagement politique ne nous empêche pas de travailler, avec ou en parallèle des associations historiques, à la commémoration des grandes dates napoléoniennes, au retour des cendres de la Famille Impériale, etc…

Notre position, République ou Empire ?

France Bonapartiste adhère ouvertement à la constitution de la Vème République. Il suffit de relire les trois premiers articles, originaux, de celle-ci pour comprendre cette adhésion.
Article 1: « la France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. »
Article 2: « la langue de la République est le français. »
Article 3: « la souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum. »

Notre place sur l’échiquier politique : « ni bonnet blanc, ni bonnet rouge, je suis national »
Nous n’acceptons d’être classé ni à Gauche, ni à Droite. France Bonapartiste n’est pas un mouvement de réaction tourné vers un passé glorieux mais au contraire un mouvement de progrès social et économique dans le respect de la souveraineté et de l’autorité. Nous n’oublions pas que c’est le retour vers la « réaction » qui a conduit le parti bonapartiste à sa perte à la fin du XIXème siècle.
France Bonapartiste ne peut trouver d’adversaires irréconciliables que dans les mouvements d’extrême droite, où l’on condamne les principes de la Révolution et parfois aux relents racistes et antisémites, dans les mouvements d’extrême gauche antinationaux et englués dans une chimérique lutte des classes, enfin les mouvements qui répudient l’idée d’unité et d’indivisibilité de la Nation et sa souveraineté. Mais attention, rejeter ces mouvements ne veut pas dire rejeter tous ceux qui s’y trouvent car parmi eux l’on peut trouver des bonapartistes qui s’ignorent ou qui se sont éloignés. Aux bonapartistes fidèles d’aller chercher ces « brebis égarées » là où elles se trouvent en sachant être persuasifs et attractifs.

Notre combat, nos idées.

France Bonapartiste garde religieusement sa foi politique et son drapeau. Notre mouvement ne se laisse détourner de sa route par aucune suggestion, aucune calomnie. Il ne consentira ni concession, ni compromis sur ses piliers « historiques » :

  •  Souveraineté populaire
  •  Indépendance nationale
  •  Progrès social
  • Autorité
    La Souveraineté populaire, plus connu chez les bonapartistes sous le nom de l’Appel au peuple, nous l’entendons comme la participation plus directe des citoyens dans les affaires de leur pays. Par ce que tout ce qui se fait sans le peuple est illégitime, nous voulons l’élargissement du champ d’action du référendum pour aborder les questions de sociétés ainsi que celle touchant à l’intégrité même de notre Nation.
    L’Indépendance nationale afin de permettre à notre pays d’être libre de ses politiques tant nationales qu’internationales. Pour cela, nous préférons travailler à la construction d’une Europe confédérale, respectueuse de chaque nation qui la compose, en lieu et place d’un conglomérat fédéral visant à la dissolution de toutes identités nationales. Nous voulons aussi que notre pays regarde vers le grand large, tant du coté de la Francophonie que du reste du monde avec la mise en place de véritables politiques d’échanges.
    Le Progrès social est un vaste chantier touchant à de nombreux domaines. Il faut rénover en profondeur l’enseignement et la formation, clés de voûte de la société de demain. La famille ne doit pas être oubliée car elle est une trame élémentaire de la collectivité sociale tant par le socle qu’elle représente que pour le développement de la démographie nationale. Il nous faut proposer un nouveau contrat économique et social mobilisateur, il s’articule autour de la réconciliation du travail et du capital avec la Participation, de la mise en place d’une cotisation sociale unique sur la consommation (TSVA) en lieu et place des charges sociales pesant sur le travail, une politique forte du logement, une incitation à entreprendre grâce, entre autre, à une nouvelle politique fiscale, une véritable politique d’assimilation… Voilà les pistes à suivre.
    L’Autorité, à ne pas confondre avec l’autoritarisme et un quelconque penchant à la dictature, n’est autre que la prise de conscience, par tous, Etat et citoyens, que l’on a autant de droits que de devoirs. L’Etat et les administrations de notre pays doivent montrer efficacité et probité. Subsidiarité, déconcentration, décloisonnement et modernisme doivent être les pièces maîtresses d’une réforme attendue et voulue, la défense d’un véritable service public efficace est à ce prix. Nous demandons une politique intransigeante contre toutes les délinquances, des « cols blancs » aux pires pervers, en contre partie nous demandons une justice efficace et respectueuse de lois et libertés. Nous proposons aussi la mise en place d’une véritable politique de l’immigration, se situant entre le laxisme des politiquement corrects et l’exclusion et le rejet, une immigration contrôlée et misant sur le donnant- donnant avec les pays concernés.
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    Le bonapartisme défend des valeurs fortes sans pour autant s’enfermer dans un dogmatisme doctrinaire figé et passéiste. Le bonapartisme est tourné vers l’action politique, action qui alliée à la pensée permet de réagir en fonction des circonstances dans le seul intérêt de la France et des Français.
    Faire de la politique, c’est travailler à faire adhérer les femmes et les hommes du pays à un projet, à une certaine idée de la France. La tache n’est pas aisée car si tout le monde se plaint, personne n’agit ! Ceux, qui veulent bouleverser ce cercle en empruntant les chemins du politiquement incorrect, sont cloués au pilori par la bien pensante classe politique mais aussi par les profiteurs de ce système. Il faut arrêter de les absoudre et proposer d’autres solutions.
    Face au politiquement correct qui a envahi la classe politique, le monde napoléonien mais aussi la plupart des citoyens, les bonapartistes doivent avoir le courage de leurs opinions. Ils doivent recréer l’esprit, bousculer les normes, faire vibrer la jeunesse, réveiller ceux qui n’y croient plus, faire comprendre à ceux qui réclament sans cesse qu’ils ont aussi des devoirs. Il faut aussi avoir le courage de dire la vérité, d’expliquer où en est la France et où elle va.
    A l’heure d’un nouveau siècle et d’un nouveau millénaire, les bonapartistes souhaitent une France vigoureuse et ambitieuse et qui sache que l’esprit bonapartiste et « bleu – blanc – rouge » n’est pas périmé, bien au contraire. Ce que veulent les bonapartistes, c’est une France grande et belle. Pour cela ils doivent crier leur vérité !
                                              Pour la France, par Napoléon !
                             L’autorité populaire dans la démocratie intégrale
                                                  Voilà le bonapartisme !